Au pénal, le délai de prescription des délits est de six ans à compter du jour où l’infraction a été commise (article 8 du Code de procédure pénale, modifié par la loi du 27 février 2017).
Pour les infractions occultes ou dissimulées (escroquerie, abus de confiance, faux à découverte tardive), le délai court à compter du jour où l’infraction est apparue et a pu être constatée dans des conditions permettant l’exercice de l’action publique, sans toutefois que le délai total puisse excéder douze années à compter du jour de la commission de l’infraction (article 9-1 du Code de procédure pénale, délai butoir).
Côté disciplinaire, la prescription est de deux mois à compter du jour où l’employeur a eu connaissance des faits fautifs (article L. 1332-4 du Code du travail). D’où l’importance d’agir vite, et de bien dater la prise de connaissance.